Carte d'identité du pays Intitulé officiel : département d'Outre-mer
français de l'île de la Réunion
PIB : 7 615 millions de $US
Visa : les formalités requises pour entrer à
la Réunion sont les mêmes que pour le reste du territoire
français. Les ressortissants des pays membres de l'UE, les Canadiens
et les Suisses peuvent y effectuer sans visa un séjour n'excédant
pas trois mois. L'obtention d'une carte de séjour est obligatoire
au-delà de ce laps de temps.
Si le français est la langue officielle, le créole réunionnais est très communément parlé. Ce savoureux parler mêle au français des influences hindi, arabe ou malgache. Vous entendrez sans doute souvent : Aster : Maintenant
l'euro (EUR) Indicatif téléphonique + 262 Histoire 1512 - Le navigateur portugais Pedro de Mascarenhas découvre
l'archipel composé des actuelles îles de la Réunion,
de Maurice et de Rodrigues.
La Réunion jaillit de l'océan Indien à 800 km environ à l'Est de Madagascar. Elle laisse peu de place aux lagons et s'élève très rapidement en altitude sitôt dépassée une étroite frange littorale. On peut diviser son relief en deux zones montagneuses. L'ensemble du piton des Neiges, que ceinturent trois immenses cirques - Mafate, Cilaos et Salazie - occupe une large part ouest. Le second massif, moins élevé, se trouve au Sud-Est. Il est centré autour d'un volcan particulièrement actif : le Piton de la Fournaise. Les Hautes-Plaines s'étendent entre ces deux secteurs montagneux. La Réunion est sillonnée de multiples ravines et de trois rivières plus importantes, qui s'échappent de chacun des cirques. Culture C'est la communauté hindoue qui donne à l'île - au travers de ses rites religieux traditionnels - ses coutumes les plus marquantes. Au cours du cavadee, les participants se percent les joues avec des épingles d'argent. Plus spectaculaire encore, le teemeedee les voit marcher sur des braises incandescentes répandues sur le sol.
La Réunion présente un intéressant mélange de culture française au goût créole, ou de culture créole au goût français. Côté danse, le séga réunionnais diffère des versions seychelloises, mauriciennes ou malgaches par ses apports occidentaux. Côté théâtre, les troupes du Théâtre Vollard ou du Théâtre Talipot greffent des formes théâtrales occidentales sur la tradition créole. Les villas créoles sont l'élément le plus distinctif de l'architecture insulaire. Elles se caractérisent par leurs varangues (vérandas ouvertes) et les lambrequins (frises en bois sculptées et ajourées) qui ornent leurs toits, fenêtres et avancées. La peinture et la gravure sont peu représentées sur l'île.
Les gourmets découvriront dans la savoureuse cuisine créole des emprunts aux traditions culinaires française, indienne, chinoise et créole. Un apéritif, par exemple, verra souvent des samoussas (petits pâtés farcis frits, d'origine indienne) côtoyer des bouchons (bouchées de porc cuites à la vapeur à la mode chinoise). Le plat traditionnel est le cari, ragoût parfumé dans la composition duquel entrent des tomates, des oignons, de l'ail, du gingembre et des épices. Poulet, canard ou encore poisson peuvent être cuisinés dans ce fond de sauce. Les caris sont invariablement accompagnés de riz blanc, de grains (haricots, fèves ou lentilles) et de rougail, un condiment épicé parfumé à la tomate, au citron, à la pistache. Ce pilier de la cuisine réunionnaise qu'est le rougail saucisses est cependant une exception à la règle : il ne s'agit en aucun cas d'un condiment mais d'un cari de saucisses fumées. Il en va de même du rougail boucané, qui désigne un cari de viande de porc fumée. Le cabri massalé (un mélange d'épices indien) est également au nombre des bonnes surprises de la cuisine réunionnaise. Véritables institutions, les rhums arrangés sont obtenus en faisant macérer divers ingrédients dans du rhum blanc bon marché : herbes aromatiques, vanille, ananas, litchis, gingembre. Pratiquement chaque Réunionnais semble avoir sa propre recette. Les rhums arrangés peuvent être servis à l'apéritif ou comme digestifs.
La foi catholique imprègne profondément l'atmosphère de l'île, où des chapelles sont partout visibles. Les hindous et musulmans pratiquent également leur culte et de nombreuses villes voient se côtoyer une église, un temple tamoul et le minaret d'une mosquée. Dans les faits, nombre d'hindous participent également aux rites catholiques. La communauté sino-réunionnaise est très discrète dans ses pratiques religieuses. Le culte de Saint Expédit, enfin, mérite quelques lignes. Selon certaines sources, son origine remonterait à l'envoi sur l'île d'une relique expédiée par le Vatican. Le mot expédit (pour expéditeur) porté sur la caisse aurait donné son nom à ce culte qui s'apparenterait au vaudou. Badigeonnés d'un rouge vif évoquant le sang, les nombreux temples dédiés à Saint Expédit seraient en fait utilisés pour jeter de mauvais sorts. C'est la communauté hindou qui donne à l'île - au travers de ses rites religieux traditionnels - ses coutumes les plus marquantes. Au cours du cavadee , les participants se percent les joues avec des épingles d'argent. Plus spectaculaire encore, le teemeedee les voit marcher sur des braises incandescentes répandues sur le sol.
Chaque localité un tant soit peu importante de l'île a sa fête annuelle, qui célèbre les produits locaux. Le miel vert se fête au Tampon à la mi-janvier ; la vanille à Bras-Panon mi-mai ; la canne à sucre à Sainte-Rose fin juillet ; les lentilles à Cilaos en novembre. Les amateurs de chouchou - légume également connu sous le nom de christophine - se donnent rendez-vous à Hell-Bourg le premier week-end de mai ; les fanatiques des litchis, à Saint-Denis mi-décembre. Les goyaviers sont mis à l'honneur à la Plaine-des-Palmistes en juin et le safran, à Saint-Joseph en août.
La Réunion : du battant des lames au sommet des
montagnes. Un classique, complet et généraliste, signé
de Catherine Lavaux (éditions du Pacifique, 1995)
Résolument tropicale, la Réunion compte deux saisons distinctes : un été chaud, pluvieux et cyclonique (octobre à mars) et un "hiver" frais et sec (avril à septembre). La côte Est est, de loin, la plus humide. La moyenne des températures s'élève à 21°C en saison sèche et 28°C en saison humide. La présence de hautes montagnes pondère cependant cette présentation par trop simpliste du climat insulaire. Les moyennes de température en montagne n'excèdent pas les 12/18°C en saison sèche/humide et les hauteurs de l'île sont souvent couronnées de brouillard. Les cyclones menacent parfois la Réunion en saison chaude.
Certaines régions de l'île ressemblent à un véritable jardin botanique. De la côte aux cimes, on rencontre les vacoas, les filaos, les forêts de bois de couleur (benjoins, bois de fer, catafailles, tans rouges, grands nattes.) puis les tamarins-des-hauts, variété d'acacia endémique. La Réunion présente par ailleurs une profusion de fleurs : orchidées, hibiscus, bougainvillées. La faune insulaire a moins bien résisté à l'intrusion humaine que la flore. L'île bruisse cependant des cris d'un grand nombre d'oiseaux (merle blanc, paille-en-queue, tec-tec, papangue.) et abrite un petit animal ressemblant à un hérisson, originaire de Madagascar : le tenrec. On y rencontre également quelques rares cerfs de Java, des caméléons et des geckos (localement appelés margouillats). La Réunion ne compte aucun animal dangereux ou venimeux. Les seules exceptions sont aquatiques : il s'agit du poisson-pierre (qui peut croiser le chemin des plongeurs) et de rares requins. Les fonds sous-marins qui bordent l'île sont fréquentés par les mérous, vieilles, chirurgiens, poissons trompette, cardinaux et autres poissons-clowns. Le domaine des daurades coryphènes, espadons et barracudas s'étend plus au large. Comment s'y rendre ? La Réunion est reliée par des vols directs (réguliers et charters) à la France métropolitaine, mais aussi à l'Afrique du Sud, au Kenya, à l'île Maurice, aux Seychelles, à Mayotte et à Madagascar. L'aéroport international Roland-Garros (ou Gillot) se trouve à 11 km environ à l'est de Saint-Denis. L'aéroport international de Saint-Pierre-Pierrefonds (à 5 km de Saint-Pierre), inauguré fin 1998, ne dessert pour le moment que l'île Maurice.
Le réseau des "Cars jaunes" dessert une bonne partie de l'île. Ils circulent fréquemment sur la route littorale qui la ceinture. Les liaisons vers les hameaux de l'intérieur sont en revanche moins fréquentes. Des taxis collectifs (on tient jusqu'à 8 dedans !) desservent les principales localités et les villages environnants. De nombreuses agences proposent des véhicules en location. La plupart exigent que le conducteur ait au moins 21 ou 23 ans, possède son permis de conduire depuis plus d'un an, soit muni d'un passeport ou d'une pièce d'identité et loue le véhicule pour 2 ou 3 jours minimum. Le réseau routier est bon mais l'étroitesse des routes de montagne, les larges fossés d'évacuation qui les bordent et la conduite parfois débridée de certains conducteurs peuvent surprendre. Activités Refuser de marcher à la Réunion serait aussi dommage que de s'abstenir de manger avec des baguettes en Chine ! L'île propose des possibilités de randonnée accessibles à toutes les pointures. Le plaisir est d'atteindre des lieux inaccessibles autrement qu'à pied ou en hélicoptère ; de partir à la rencontre des Réunionnais qui ont choisi de vivre dans les "mondes à part" des cirques ou encore de découvrir la diversité de la flore. Les amateurs de pêche au gros, de plongée ou de surf ne seront pas en reste. Ils devront mettre le cap sur Saint-Gilles-les-Bains, où sont regroupés les principaux clubs. Le relief et les côtes réunionnaises se prêtent enfin au canyonning, au vol à voile, au rafting, à la descente en eaux-vives, au parapente, au VTT, à la spéléologie.
Séjourner à la Réunion est relativement onéreux, les tarifs pratiqués étant proches de ceux de la métropole. Attendez-vous à débourser environ 22/30 euros pour une double en chambre d'hôte, petit déjeuner inclus. Le tarif d'une double dans un hôtel de catégorie moyenne sur la côte atteint en revanche facilement les 60 euros. Bonne nouvelle : vous pourrez réduire votre budget en vous enfonçant vers l'intérieur de l'île, où un lit en dortoir dans un refuge de montagne revient à environ 10 euros. Côté table, comptez quelque 10 euros pour un plat ou un menu économique et environ 15 euros pour un repas complet. Plus économiques, les sandwiches, bouchons et samoussas sont proposés un peu partout sur l'île.
Des distributeurs de billets (Visa, Mastercard, Cyrrus) sont bien implantés dans les localités principales et les banques proposent des opérations de change. Les principales cartes de crédit sont acceptées. Mieux vaut cependant se munir de liquide avant de partir dans les hameaux de l'intérieur de l'île. La TVA (9,5% à la Réunion) est comprise dans les prix indiqués et le service est inclus dans les notes de restaurants et cafés. Le pourboire est cependant le bienvenu. Très peu de commerces acceptent le marchandage.
Cette délicate question oblige à prendre en compte la météo et l'affluence. Les randonneurs préféreront la saison sèche, d'avril à septembre. Les mois de mai et de juin, notamment, sont les plus indiqués pour profiter du climat et des paysages. Les vacances d'été et de Noël attirent quantité de touristes. Les périodes les plus calmes se situent en février et mars, c'est-à-dire durant la période cyclonique.
département d'outre mer français Le piton de la Fournaise En le découvrant depuis la mer, les premiers explorateurs surnommèrent le sud de l'île "le pays brûslé". Le piton de la Fournaise, réputé être l'un des plus actifs volcans du monde, a en effet de quoi impressionner. Le premier choc est celui de la plaine des Sables, étendue d'aspect lunaire correspondant à la surface maintenant bouchée d'un ancien et gigantesque cratère. Viennent ensuite les reflets argentés et moirés - tantôt ocre, tantôt noir mat - des flancs du monstre, puis la vue de l'impressionnant cratère Dolomieu. Le cratère Kappor, né au cours de la très longue éruption de 1998, est le dernier rejeton de ce turbulent volcan dont les colères sont canalisées par un enclos naturel dirigeant les coulées de lave vers la mer. Le petit musée ultra moderne de la Maison du Volcan, à la Plaine-des-Cafres, est l'occasion de tout apprendre et comprendre sur le piton de la Fournaise et la tumultueuse géologie réunionnaise. La visite du piton de la Fournaise est sans danger.
Surplombant le village de la Petite France, sur les hauteurs de Saint-Gilles-les-Bains, le piton Maïdo offre un panorama exceptionnel sur le cirque de Mafate. Accessible en voiture, il domine de près de 1000 mètres le hameau de Roche plate, qui semble écrasé en contrebas au pied d'un majestueux rempart. Seule ombre au tableau : le brouillard jette souvent son voile sur le spectacle. A moins, bien sûr, d'être très matinal.
Disposés comme les trois feuilles d'un trèfle, les cirques de Cilaos, Salazie et Mafate, sont incontestablement l'un des points forts de la Réunion. A l'origine, ce massif formait le cône d'un gigantesque volcan. Le relief que l'on découvre aujourd'hui, fait de crêtes et de vallées, est né de l'effondrement sur lui-même de cet ensemble géologique. Mafate, bordé de remparts et sillonné de ravines, est le plus sauvage. Seul cirque à être privé d'accès par route, ce monde à part au cour de l'île est le paradis des randonneurs. Salazie est le plus humide, mais aussi le plus animé. Il renferme l'impressionnante cascade du Voile de la mariée, haute et fine chute d'eau qui évoque des dentelles vaporeuses. Cilaos, enfin, est réputé pour ses lentilles, ses eaux thermales, ses broderies et un vin liquoreux qui ne fait pas l'unanimité. Le piton des Neiges, point culminant de l'île, dresse ses 3 069 m à l'intersection des trois cirques.
La Réunion n'est pas le paradis des amateurs de farniente, qui lui préféreront l'île Maurice voisine. Son littoral Ouest offre cependant quelques belles occasions de baignade dans l'océan Indien. Saint-Gilles-les-Bains, comme son nom le laisse entendre, est LE lieu où goûter aux joies de l'eau. La localité est cernée par les plages de Boucan-Canot - la préférée des Réunionnais - et celle des Roches Noires, plébiscitée par les surfeurs de tous poils.
Au nord-ouest de l'île, la paisible Saint-Denis regroupe près de 20% de la population réunionnaise. La ville commence par séduire avec l'architecture de ses anciennes demeures créoles. Les plus belles élèvent leurs façades ornées de lambrequins et laissent entrevoir leurs superbes vérandas le long de la rue de Paris. A l'extrémité nord de celle-ci, le Barachois s'étend en bord de mer. Bordée d'antiques canons tournés vers le large, cette esplanade émaillée de cafés et de restaurants est le principal lieu de promenade de la ville. Le jardin de l'état se trouve à l'autre extrémité de la rue de Paris. Créé à l'initiative de la Compagnie des Indes, il renferme plantes odoriférantes, curiosités végétales et orchidées en grand nombre. Les quartiers de la Montagne et du Brûlé dominent Saint-Denis. Une route spectaculaire mène au Brûlé, à 800 m d'altitude, d'où part la superbe randonnée vers le promontoire dominant les cirques de la Roche écrite. |
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