Polynésie française


Qui dit Polynésie, dit Tahiti, ses vahinés, son lagon… Avec cinq archipels, la Polynésie française possède en fait une multiplicité de paysages et de cultures : loin de se laisser enfermer dans des clichés, la mystérieuse réserve quelques surprises aux explorateurs curieux…


 


EN BREF
Carte d'identité du pays
Caractéristiques économiques
Renseignements pratiques
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HISTOIRE & GEOGRAPHIE
Histoire
Géographie

A VOIR
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CULTURE & ARTS DE VIVRE
Culture
Arts
Saveurs et recettes
Fêtes et festivals
A lire
CLIMAT & ECOLOGIE
Climat
Faune et flore
 
 
TRANSPORT
Comment s'y rendre ?
Comment circuler ?
RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
Activités
Coût de la vie
Change, pourboire et marchandage
Quand partir ?
Ambassade étrangère en France
Ambassade française à l'étranger
 
 
     

 

EN BREF

Carte d'identité du pays

Intitulé officiel : Territoire d'Outre-mer (TOM) de la Polynésie française
Superficie : 5 millions de km², dont 3 675 km² de terres émergées (0,5 fois la Corse)
Population : 230 000 habitants
Capitale administrative : Papeete
Peuples et ethnies : Polynésiens maohi et "Demis" (83%), Européens (12%),Chinois (5%)
Langues : Français, tahitien, marquisien
Religions : Christianisme, bouddhisme
Institutions politiques : Territoire d'Outre-mer (TOM)
Président du gouvernement territorial : Gaston Flosse
Haut-commissaire : Michel Mathieu


Caractéristiques économiques

PNB : 412 100 millions de CFP
PNB/Hab : 1,78 million de CFP (1999)
Principales activités : Tourisme, perliculture, pêche
Principaux partenaires : France, Etats-Unis, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande.


Renseignements pratiques

Visa : tout visiteur doit être muni d'un passeport en cours de validité. Les ressortissants de l'Union européenne, ainsi que les Suisses, peuvent séjourner trois mois sans visa, les Canadiens un mois. La réglementation appliquée est essentiellement la même que celle en vigueur pour entrer en France.
Santé : attention aux coupures de corail, notoirement longues à cicatriser et assez douloureuses, aux mouches noires (nono) des Marquises, et aux méduses. Dans le lagon, attention aux poissons-pierres, aux raies et aux oursins. On a également répertorié dans de nombreux archipels du Pacifique des accès de ciguatera, forme d'empoisonnement alimentaire provoquée par l'ingestion de poisson de récif infecté.
Pas de panique cependant, la situation sanitaire de la Polynésie est très satisfaisante.
Décalage horaire : L'heure locale est en retard de 11 heures sur celle de Paris en hiver (GMT moins 10), soit 2 heures à l'est de la ligne de changement de date, et de 12 heures en été. Les Marquises ont une demi-heure d'avance sur le reste de la Polynésie française.
Poids et mesures : Le système métrique est en vigueur
Electricité : Le courant électrique est en général de 220 volts à 60 MHz


Langue

Si le français est langue officielle, le tahitien est la langue vernaculaire - quoique les habitants des Gambier parlent le mangarevien et que ceux des Marquises restent attachés à leur propre langue, le marquisien. Le tahitien ne s'écrit que depuis le XIXe siècle. Une Académie tahitienne (fare vana'a) en a codifié la transcription et normalisé la syntaxe. Particularité du tahitien : un mot peut être à la fois verbe, adjectif et nom.

Bonjour : Ia ora na, nana
Comment ça va ? : E aha te huru ?
Très bien, merci : Maita'i, mauruuru
Au-revoir : Parahi, nana
Pas de problème ! : 'Aita pe'ape'a
A bientôt: Araua'e
Merci beaucoup : Mauruuru roa
Venez ! : Haere mai !
Bienvenue : Maeva, manava
A votre santé ! : Manuia !
Parfumé : No'ano'ano
Maintenant : Teie nei
Demain : Ananahi
Mauvais : 'Ino
Fini : Oti
Combien ça coûte ? : 'Ehia moni ?


Monnaie

le franc pacifique (CFP)

Indicatif téléphonique

+ 689



HISTOIRE & GEOGRAPHIE

Histoire

1000 ou 2000 ans av. J.-C. - Premières migrations en provenance d'Asie du Sud-Est. Par vagues successives, tous les archipels seront peu à peu habités. Les populations de la Polynésie française partagent donc avec les Hawaiiens et les Maoris de Nouvelle-Zélande des ancêtres communs et parlent une langue commune, le maohi.
1567 - L'explorateur Alvaro de Mendana de Neira découvre les îles Salomon, puis les Marquises en 1595.
XVIIIe siècle - Les Hollandais découvrent en 1722 les îles de la Société. Samuel Wallis est le premier Européen à visiter Tahiti, suivi un an plus tard, en 1768, par Bougainville, qui revendique Tahiti au nom de la France. Thomas Cook y débarque à son tour en 1769.
1790 - Arrivée des baleiniers et des négociants australiens, qui encouragent la prostitution et l'alcool, suivis peu après par des missionnaires de la London Missionary Society (LMS). La population tahitienne, malade, va rapidement décroître.
1841 - Les Français prennent le pouvoir à Papeete. A la fin du siècle, les cinq archipels tomberont dans l'escarcelle française, prenant en 1903 le nom d'"Etablissements français d'Océanie".
1957 - Les EFO deviennent officiellement la Polynésie française. L'année suivante, 65% des Polynésiens manifesteront leur volonté de rester liés à la France.
1963 - Avec l'implantation du Centre d'expérimentation du Pacifique (CEP) à Mururoa et Fangataufa, la Polynésie entre de plain-pied dans l'ère nucléaire, ce qui va bouleverser profondément ses structures socio-économiques.
1993 - Signature par l'Etat français et le Territoire du Pacte de Progrès.
1996 - Fin des essais nucléaires français et démantèlement des installations.
2001 - Progression des indépendantistes aux élections municipales.


Géographie

La Polynésie française est située à 6 000 km à l'ouest du Chili, 5 200 km à l'est de l'Australie, 6 200 km au sud-ouest des côtes californiennes et à 15 700 km de Paris.

Immense, très émiettée, elle regroupe 118 îles nées d'éruptions volcaniques, dont 6 seulement excèdent 100 km², regroupées dans cinq archipels : la Société, où se trouve la capitale, Papeete, et qui rassemble plus des trois quarts de la population ; les Australes, qui comprennent cinq îles hautes (semblables à des montagnes posées à la surface de l'océan, ceinturées par une couronne corallienne qui forme le récif barrière) et un atoll (couronne récifale corallienne émergée enserrant le lagon central) ; les Tuamotu, composés de 77 atolls, qui s'étirent sur plus de 1 500 km ; les Gambier, situés à 1 600 km de Tahiti ; et les Marquises, constituées d'une quinzaine d'îles hautes et îlots, non loin de l'équateur.



CULTURE & ARTS DE VIVRE

Culture

La famille, dont les membres sont les fetii, englobe en gros toute la parenté et peut également s'ouvrir aux enfants adoptifs (faaamu) ; il est en effet très fréquent que des enfants soient confiés à d'autre parents ou à une femme stérile. Les femmes (vahine) ont toujours joué un grand rôle dans la société, comme en témoignèrent la reine Pomare IV à Tahiti ou les cheffesses marquisiennes ; la polyandrie était monnaie courante aux Marquises.

En Polynésie, les relations sociales sont très décontractées : le tutoiement est de règle, les codes vestimentaires sont souples. Pour acquiescer, vous n'avez qu'à hausser les sourcils.


Arts

On assiste actuellement à une véritable renaissance culturelle. L'artisanat est bien développé, notamment les tissus (paréos), les bijoux en coquillages, les sculptures, la vannerie, les arrangements floraux.

La danse tahitienne est la meilleure vitrine de la culture maohi. De nombreux groupes se produisent dans les grands hôtels et lors du Heiva (concours annuel) en juillet à Papeete.


Saveurs et recettes

Dans la cuisine traditionnelle (maa tahiti), l'ahimaa est le four dans lequel on cuit les aliments à l'étouffée. Des branches et des pierres sont disposées au fond d'un trou creusé dans le sol. On embrase les branches, on place les aliments à cuire sur une couche de feuilles de bananier, on couvre l'ensemble de feuilles et de sacs de toile puis de sable. La cuisson dure plusieurs heures. A l'ouverture du four commence le tamaaraa, banquet couramment pratiqué lors de fêtes religieuses ou familiales.

Poissons du large et du lagon figurent en bonne place. Si le poisson cru au lait de coco est le plus consommé, il se déguste aussi grillé ou cuit en papillote, accompagné de citron vert. Citons également les sashimi de thon, les chevrettes (crevettes d'eau douce), le uru (fruit de l'arbre à pain), le cochon, les firifiri (beignets sucrés)... Gageons que vous craquerez pour la popoi, uru cuit broyé au pilon et laissé à fermenter auquel on ajoute du lait de coco, le tout recouvert d'une feuille de purau...et accompagné de maitai, cocktail composé de rhum brun et de rhum blanc additionnés de jus d'ananas, de grenadine, de citron vert, de liqueur de coco et, éventuellement, de grand marnier et de cointreau. Sans commentaire.


Religion

Avant l'arrivée des missionnaires européens, les Polynésiens célébraient un dieu suprême entouré d'un panthéon de divinités secondaires. Les dieux étaient vénérés dans des temples en plein air, les marae, où étaient organisées des fêtes et des cérémonies, avec danses, musique et sacrifices, parfois humains. Au carrefour entre art et religion, les tiki, dont les vestiges les plus significatifs se trouvent aux Marquises, sont des statues anthropomorphes taillées dans des blocs de basalte ou de tuf volcanique ; leur conformation (jambes courtes et fléchies, coudes serrés contre les flancs) leur confère un aspect énigmatique.

Les premiers missionnaires n'eurent que peu de succès, mais ils s'employèrent cependant à détruire les marae, à brûler les sculptures des dieux et à prohiber chants et danses. Le protestantisme finit malgré tout par s'implanter : 55% de la population est de confession protestante, contre 30% de catholiques.


Fêtes et festivals

L'arrivée des premiers missionnaires est célébrée le 5 mars de chaque année, avec une reconstitution du mouillage de leur navire à la pointe Vénus (!) et des célébrations organisées dans les temples protestants de Tahiti et Moorea. Les fêtes de pêche traditionnelle au caillou ont lieu à Bora Bora la première moitié d'octobre. Au cours du Heiva ("fêtes") en juillet, sont organisés des concours de chant et de danses, des compétitions sportives, des expositions d'art et d'artisanat ainsi que des concours de beauté. Le festival des Iles Marquises, tous les quatre ans, met en valeur l'identité marquisienne. La course de pirogues Hawaiki Nui Va'a, qui couvre quatre îles et 116 km, tient tout l'archipel en haleine pendant trois jours en novembre.


A lire

Victor Segalen, auteur du Journal des îles (Ed. du Pacifique, 1978) et de Les Immémoriaux (Pocket, 1991), dresse un constat désabusé du choc entre les deux cultures au début du siècle.
Tahiti entre ciel et mer, de Daniel Pardon (Glénat, 1992), abondamment illustré, est une bonne entrée en matière dans le domaine de la faune et de la flore locales.
O Taiti ou la nef des fous, de Philippe Draperi (Ed. Haere Po No Tahiti, 1993), est une esquisse psychanalytique de la société polynésienne qui dévoile les représentations mentales des différentes communautés et le mythe d'une supposée liberté sexuelle.
L'auteur du recueil de nouvelles Le Paradis en folie (Les Ed. de Tahiti, 1994) est Alex du Prel, journaliste local très au fait des rouages les plus secrets de la société tahitienne.
Sur la question des essais nucléaires, nous recommandons Moruroa notre bombe coloniale ((L'Harmattan, 1993), de Marie-Thérèse et Bengt Danielsson. Ce dernier fut l'un des membres de l'épopée du Kon Tiki, en 1947.
Mythes tahitiens, de Teuira Henry (Gallimard, 1993), est un ouvrage majeur sur l'abondante mythologie tahitienne.



CLIMAT & ECOLOGIE


Climat

De type tropical, le climat connaît deux saisons distinctes : pendant la saison des pluies (été austral), de novembre à avril, la température peut atteindre 30°C, l'air est lourd et moite ; la saison sèche (hiver austral), de mai à octobre, est idéale pour la visite : les pluies sont rares, l'air est sec et plus frais (26°C en moyenne).

La Polynésie française est soumise au régime des alizés. Le toerau (vent de nord-est) souffle occasionnellement pendant la saison des pluies ; dans les îles hautes, le hupe, brise matinale, vient atténuer la touffeur de la plaine. Elle a également connu au XXe siècle plusieurs cyclones dévastateurs.


Faune et flore

Les navigateurs polynésiens ont apporté de l'est des plantes et des fruits qui se sont facilement acclimatés ; les missionnaires et les colons, au XIXe siècle, ont importé d'autres plantes présentant un intérêt commercial.

Sur les atolls, la végétation arbustive et le cocotier dominent. Au nombre des plantes les plus fréquemment rencontrées, citons le tiare, dont la fleur, emblème de la Polynésie, est portée en colliers ou dans les cheveux, l'arbre à pain, le banian, le bois de rose, le miki miki, le tamanu, le bananier, la vanille, le corossolier, l'ylang ylang, le jasmin, l'hibiscus...

La faune est plutôt pauvre comparée aux régions situées à l'ouest du Pacifique, en raison de l'éloignement des continents : vous n'y verrez donc aucun serpent, mais quelques espèces d'insectes, une centaine d'espèces d'oiseaux... Les constructions coralliennes des îles hautes et des atolls constituent des biotopes privilégiés où évolue une faune sous-marine diversifiée.



TRANSPORT

Comment s'y rendre ?

Mis à part un navire de croisière occasionnel et une petite flottille de bateaux de plaisance, seule la voie aérienne vous amènera en Polynésie française, plus précisément à l'aéroport de Faaa, près de Papeete, qui en est l'unique point d'arrivée. Vous avez le choix entre deux types de liaison : soit depuis la France, avec Corsair, ou Air France soit depuis la Grande-Bretagne, Tahiti se trouvant sur l'itinéraire des vols Tour du monde.


Comment circuler ?

D'île en île : si vous choisissez l'avion, Air Tahiti dessert 38 îles dans les 5 archipels. Les forfaits, qui permettent de visiter plusieurs îles, constituent la formule la plus intéressante.

Des catamarans relient Tahiti à Moorea. Un autre catamaran, l'Aremiti III, dessert Huahine et Raiatea. Pour les plus aventureux, des cargos peuvent embarquer quelques passagers. L'Aranui est une goélette confortable et très prisée assurant un service régulier entre Tahiti et les Marquises - réservation indispensable.

Le tour des îles : des routes côtières longent la plus grande partie du littoral des principales îles de la Société. A Tahiti, Moorea et Bora Bora, les routes sont en bon état. A Raiatea et Huahine, les routes côtières sont en partie revêtues de "soupe de corail" (corail concassé), mais correctes. Dans l'intérieur, vous ne trouverez en revanche que des pistes accidentées nécessitant un 4X4.
Les trucks (camions dont la plate-forme est aménagée en bancs pour passagers) constituent le service de transport en commun local, assez complet et de surcroît convivial.

Au taxi, très cher, préférez la voiture de location ou, mieux encore, le vélo !



RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

Activités

Parmi les loisirs liés au lagon, la plongée avec et sans bouteille est extraordinairement prisée. Sur chaque île touristique sont installés des centres de plongée qui accueillent débutants et confirmés. Par ailleurs si vous souhaitez voir des requins de près, rendez-vous à Moorea, région privilégiée du shark feeding. A Rangiroa, dans les Tuamotu, on plonge dans les passes en se laissant porter par le courant, au milieu d'une faune diversifiée.

De nombreux prestataires proposent des tours du lagon en pirogue à moteur, avec pique-nique. Le surf est de plus en plus pratiqué, à Tahiti, Moorea et Huahine. Raiatea abrite plusieurs agences de location de voiliers.

A l'intérieur des îles et en montagne, les possibilités de randonnées pédestres sont nombreuses, notamment à Tahiti et à Moorea. Les promenades équestres sont prisées aux Marquises.

Aux Marquises, la visite de sites archéologiques constitue le point fort d'un séjour. Ne manquez pas d'assister à un spectacle de danse tahitienne sur votre lieu de séjour.

Au chapitre des souvenirs de vacances, nul doute que vous trouverez votre bonheur dans les innombrables boutiques d'artisanat : les ouvrages en vannerie (de cocotier ou pandanus tressé), les paréos aux motifs éclatants, les tifaifai (couvertures en application ou en patchwork), sont tous d'excellente facture. Et pourquoi pas votre tatouage polynésien personnel ?


Coût de la vie

Prix moyen pour les hôtels et les restaurants
L'hébergement est coûteux et présente un rapport qualité-prix pas toujours favorable. Cependant, des pensions de famille, répandues dans tous les archipels, et quelques possibilités de camping constituent des options abordables (environ 10 euros par personne pour le camping, et 50 euros par personne dans une pension, petit déjeuner et dîner inclus). Dans les hôtels de catégorie moyenne, comptez 76-106 euros pour deux personnes. Dans les prestigieux hôtels de luxe, possédant de somptueux bungalows sur pilotis, la note peut monter jusqu'à 610 euros la nuitée pour deux.

Côté restauration, vous devrez compter entre 17 et 34 euros (selon les spécialités et la catégorie de l'établissement) dans les restaurants de Papeete, de 5 à 7 CFP pour une assiette de poisson cru au lait de coco.


Change, pourboire et marchandage

Le franc CFP est fixe par rapport à l'euro : 1 euro = 118,21CFP. Les banques prélèvent une commission forfaitaire (environ 3,50 euros) sur les opérations de change, sauf pour les transactions en francs français où aucune commission n'est facturée. Des DAB (distributeurs automatiques de billets) sont nombreux à Papeete, plus rares dans les autres îles. Toutes les îles touristiques comportent une ou plusieurs agences bancaires.

La pratique du pourboire n'est pas en vigueur.

Les prix affichés sont fixes, sauf pour les perles noires, où il est possible de marchander.


Quand partir ?

De juin à octobre, le climat est plus sec et plus frais et offre une meilleure visibilité sous-marine aux amateurs de plongée, tandis que la période allant de novembre à mai tend à être plus chaude et plus humide. Des pluies diluviennes ne sont pas rares au cours de cette saison humide.

Attention : les fêtes de Heiva (en juillet) étant extrêmement prisées, effectuez vos réservations longtemps à l'avance le cas échéant.

Les vacances scolaires suivent le rythme des congés de France métropolitaine.



A VOIR

Archipel de la Société

Il est subdivisé en deux groupes : les îles du Vent, qui s'étirent vers l'est, et les îles Sous-le-Vent, vers l'ouest. Les premières se composent de deux îles majeures : Tahiti, site de la capitale, et Moorea, plus calme, aux paysages spectaculaires. Le second groupe abrite cinq îles hautes très diverses : Huahine, très prisée pour son atmosphère détendue et qui s'enorgueillit du plus grand marae pré-européen de Polynésie française ; Raiatea, l'"île sacrée", lieu de légende où s'étend le plus important des marae antiques ; Tahaa, qui partage avec Raiatea un lagon commun ; Bora Bora et son célèbre lagon ; et Maupiti, la plus reculée, petite et moins développée, mais tout aussi splendide.


L'archipel des Australes

Cet archipel situé très au sud de la Société, qui se compose de cinq îles habitées et de deux îles inhabitées, est à cheval sur le tropique du Capricorne et se caractérise par son climat plus frais. Il offre plusieurs sites intéressants, notamment des grottes calcaires et quelques sites archéologiques. L'observation des baleines peut se faire de juillet à septembre.


Les îles Marquises

Te Henua Enana, "terre des hommes" : ainsi les Marquisiens désignent-ils leur archipel, le plus septentrional de la Polynésie française, situé à quelque 1 400 km au nord-est de Papeete. Ici, pas de lagon, mais des blocs de lave surgis au milieu du Pacifique, striés de profondes vallées : en marge du "mythe tahitien", les Marquises s'offrent dans leur rudesse et leur authenticité. Ces terres de légendes abondent en vestiges archéologiques.
Bien qu'appartenant au même creuset que les autres Polynésiens, les Marquisiens ont élaboré une culture originale : chaque clan (huata) occupait une vallée considérée comme son henua (territoire) ; l'art et l'artisanat y avaient atteint un très haut degré de perfection, en particulier les tatouages, et c'est là que la sculpture a pris les formes les plus achevées. Chaque île abrite des formations musicales, des groupes de danse et des artisans réputés.

L'archipel des Tuamotu

Chapelet de 77 atolls s'égrenant sur 1 500 km du nord-ouest au sud-est et 500 km d'est en ouest, les atolls, anneaux coralliens à fleur d'eau, sont les témoins posthumes d'intenses éruptions volcaniques.

Les Tuamotu ont toujours été perçues comme un monde en marge, dangereuses pour la navigation et exposées aux perturbations climatiques. Elles connaissent aujourd'hui un essor économique important, et ses cocoteraies tranquilles, recouvrant les motu (îlots) de la ceinture corallienne, ses plages de sable blanc et l'éclatante beauté de ses lagons lui valent également une fréquentation touristique croissante. Rangiroa est le deuxième atoll du monde par sa superficie et le plus peuplé des Tuamotu ; son lagon idyllique offre de multiples possibilités d'excursion et de plongée sous-marine.


Papeete

Papeete, capitale et plus grande ville de Tahiti et de la Polynésie française, dont le nom signifie "corbeille d'eau", fut fondée en 1824 par les premiers missionnaires de la LMS. Par la singulière combinaison des mouvements de populations, du tourisme et des campagnes d'essais nucléaires, elle a connu dans les années 60 une explosion démographique et compte aujourd'hui 100 000 habitants.

La ville s'incurve autour d'une baie quasi fermée située sur la côte septentrionale de Tahiti. Son centre constitue une zone dense facile à explorer : presque tous les hôtels, restaurants, banques sont concentrés sur le front de mer, le long du boulevard Pomare.

C'est le front de mer qui donne à Papeete tout son charme : les chapelets de voiliers mouillant dans le port, les cargos provenant des confins de Polynésie, les mouvements des ferries inter-îles en font un lieu pittoresque et intéressant. A la nuit tombée arrivent les roulottes, ces restaurants mobiles qui proposent des repas bon marché. A l'extrémité est du boulevard Pomare se trouve le quartier des divertissements, fréquenté le soir par les mahu, les étranges travestis de Papeete.

Préférez le dimanche matin pour visiter le marché municipal, quand affluent les résidents des environs. Vous y trouverez tous les produits traditionnels : taro, noix de coco, ananas de Moorea, pastèques de Maupiti, homard, mahi mahi, fleurs aux couleurs éclatantes...

Du sommet du mont Marau (1 493 m), vous découvrirez les pics dominant le cratère central de Tahiti Nui, le plateau de Tamanu et la ligne de crête s'étendant jusqu'au mont Aorai et au mont Orohena (2 241 m).

Les lieux d'hébergement de Papeete sont répartis en deux zones distinctes : le centre ville (catégories inférieure et moyenne) et les environs, où se trouvent les hôtels balnéaires de luxe.

Les restaurants sont pour la plupart assez chers : comptez 30 €, voire plus, pour un repas. Les snacks et les roulottes offrent heureusement amusement et bonne chère à des prix plus abordables (8 €).