Carte d'identité du pays Intitulé officiel : département d'Outre-mer
de la Martinique
PIB : 5 402 millions de dollars
Visa : pour les Français et les ressortissants
de l'Union européenne, la carte d'identité suffit. Les Suisses,
Canadiens devront se munir d'un passeport en cours de validité.
Pour les autres nationalités, la réglementation est la même
que pour entrer en métropole.
Le créole a longtemps été considéré avec un mépris raciste comme une simplification de la langue des colons permettant aux indigènes, au maîtres et aux esclaves de communiquer. Aujourd'hui, le créole (ou plutôt les créoles car on en distingue plus de deux cents) est reconnu comme une langue à part entière. Homme : Nonm
l'euro (EUR) Indicatif téléphonique + 596 Histoire De 0 à 650 - Installation des communautés
villageoises du delta de l'Orénoque.
Baignée à l'ouest par la mer des Antilles et à l'est par l'océan Atlantique, la Martinique est, en superficie, la deuxième île des Antilles françaises, après la Guadeloupe. Dans le Nord de l'île se détache un massif montagneux dominé par la fameuse montagne Pelée (1 397 m), volcan en activité. Le Centre est dominé par un paysage de plaines, tandis que des collines s'étirent dans le Sud. La côte dentelée se découpe en baies profondes et en criques. Les amateurs de forêt tropicale humide trouveront leur bonheur sur un gros tiers de la Martinique. Culture Pas d'impairs! Si vous êtes invités, demandez toujours à la maîtresse de maison ce que vous pouvez apporter. Et lorsque vous entrez dans un restaurant ou une boutique, n'oubliez pas de dire bonjour à la cantonade. Souvenez-vous aussi que dès midi passé d'une minute, c'est par "bonsoir" devient une salutation pertinente. que l'on se salue !
Aimé Césaire, poète de renom international, auteur de théâtre et maire de Fort-de-France, est une figure incontournable des Antilles. Ami de Léopold Sédar Senghor, chantre de la négritude, son influence littéraire et politique est restée intacte. Aujourd'hui, la création littéraire antillaise, essentiellement romanesque et fière de sa "créolité" n'a rien perdu de sa vitalité, comme en témoignent les oeuvres de Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant, édouard Glissant, Ina Césaire, Maryse Condé et le poète Xavier Orville. Né dans les années 70, le cinéma antillais puise lui aussi ses inspirations dans une recherche d'identité et dans une référence constante aux racines africaines. Avec le très populaire Coco la fleur du candidat, Christian Lara ouvre la voie au cinéma d'auteur, l'identité créole s'exprimant avec force et talent dans des films comme celui de Euzhan Palcy, Rue Case-Nègres, Lion d'argent à la Mostra de Venise en 1983. Quant au patrimoine musical, il est fécond et tire ses origines de la musique traditionnelle et des percussions africaines. Biguine, reggae rivalisent avec le zouk inspiré des rythmes du belair traditionnel de la Martinique. Le groupe martiniquais Kassav et le groupe Malavoi, taxi Kreol en ont assuré le succès.
La cuisine des Antilles est le reflet du brassage des cultures européenne, africaine et indienne, mélange qui donne à la cuisine créole ses lettres de noblesse. Acras, achards (légumes marinés servis en hors-d'oeuvre), lambis, patates douces, fruits à pain, colombo de cabri ou de cochon... seront de tous vos menus. Libre à vous de les accompagner de jus frais de goyave ou de prune de cythère ou encore de maracudja (fruit de la passion). Reste que le rhum est la vedette incontestée des boissons antillaises et le planteur, (cocktail à base de rhum vieux, de jus de fruits, de muscade et de cannelle) une bonne introduction à tout tête-à-tête ou rendez-vous entre amis, comme le ti-punch à base de rhum blanc, de sirop de canne et de citron vert.
La religion catholique est majoritaire dans les Antilles et la Martinique ne fait pas exception.
Février-mars, le carnaval de la Martinique est le grand rendez-vous festif de l'année. Durant les cinq jours qui précèdent le mercredi des Cendres, il fait vivre l'île à un rythme endiablé, surtout pendant la journée de Mardi gras. Le 8 mai, à Saint-Pierre, la commémoration de l'éruption de la montagne Pelée donne lieu des animations culturelles et musicales. En décembre, et en alternance, se déroule dans l'île, le Carrefour mondial de la guitare (années paires) et les Rencontres internationales de jazz (années impaires). Au niveau des manifestations sportives, à noter, notamment à la mi-juillet, le Tour de la Martinique (une course de vélo) et début août, le Tour des Yoles rondes, course de voiliers traditionnels. A la mi-novembre, se déroule autour de Fort-de-France, un semi-marathon.
Texaco (Gallimard, coll. Folio, 1994) de Patrick Chamoiseau,
prix Goncourt, brosse 150 ans d'histoire de la Martinique. Du même
auteur, Chronique des sept misères, un ouvrage qui fait vivre avec
humour et tendresse le peuple de Fort-de-France.
Avec une température moyenne annuelle de 25°C, la Martinique offre tous les plaisirs des tropiques, malgré une humidité tempérée par le souffle des alizés. A la saison sèche (de décembre à avril-mai) les températures sont en moyenne de 23°C. A la saison chaude (de mai-juin à novembre), elle peuvent atteindre 27°C durant les mois les plus chauds que sont juillet et août. Capricieuses et irrégulières, les pluies sont aussi violentes que brusques. Quant aux cyclones, ils peuvent se montrer agressifs de juin à novembre.
Des marais à mangrove à la forêt d'altitude, la végétation en Martinique est un lieu d'exploration extraordinaire. Les pentes montagneuses du nord sont recouvertes de fougères arborescentes, de bambous et de gommiers, d'acajous, de caroubiers, de palissandres et de palétuviers. En descendant vers la plaine, le chou-palmiste domine. Dans les zones basses, inondées par la mer, la mangrove est reine. Le climat plus sec des régions méridionales de l'île est plutôt propice aux cactées, frangipaniers, aumiers, campêches et acacias. Quant aux fleurs des Antilles, hibiscus, balisiers ou jasmin-boiselles, elles sont de toute beauté. Comparativement, la faune est relativement pauvre. Néanmoins, le chant et le plumage des colibris (ou oiseaux-mouches), des quiscales (merles), des cicis, des siffleurs de la montagne sont un véritable enchantement. Dans l'eau, barracudas, requins bleus, dormeurs et marteaux, marlins et espadons se partagent les fonds sous-marins, tandis que près des côtes, dauphins, marsouins et lamantins sont prospèrent. Comment s'y rendre ? Les tarifs varient fortement en fonction des saisons et des périodes de vacances. Air France, et Nouvelles Frontières assurent des vols quotidiens entre la France et la Martinique.
La voiture reste le meilleur moyen pour se déplacer dans l'île. L'ensemble du réseau routier est bien entretenu et la plupart des loueurs possèdent un bureau à l'aéroport et à Fort-de-France. Les transports en commun sont essentiellement assurés par des mini-bus portant l'indication "TC" (Taxi collectif). Fréquents les jours de la semaine, ils se font plus rares le dimanche. Quant aux taxis, ils sont désormais équipés pour la plupart de compteur. De l'aéroport international à Fort-de-France, comptez environ 15 euros et dix minutes de trajet. Aucune ligne de bus ne dessert directement l'aéroport. Fort-de-France est par ailleurs reliée aux principales stations balnéaires du sud de l'île par un service régulier de vedettes, alternative agréable aux bus bondés et à l'intense circulation automobile qui sévit dès 6h30 à Fort-de-France. Activités La Martinique est un paradis que l'on soit amateur de farniente et d'activités sportives. Entre une mer chaude propice à la baignade, à la plongée et aux sports nautiques, et une variétés de paysages incitant à la randonnée, au VTT et au canyoning, vous n'aurez que l'embarras du choix. Les plages de sable noir ou gris longent le Nord de l'île, et celles de sable blanc et beige, le Sud. Cependant les plus belles se situent pour la plupart le long de la côte Sud-Ouest, de la Grande-Anse aux Salines. Les centres de plongés se rassemblent essentiellement autour de trois pôles : la région de Saint-Pierre, le Sud-Ouest (Trois-Ilets et Diamant) et le Sud-est (Saint-Anne). Chacune possède son style, sa personnalité et chaque zone son cachet. La Martinique est également un endroit de rêve pour les adeptes de la plongée en apnée. La côte occidentale est ainsi parsemée de sites intéressants (notamment entre Sainte-Anne et Grande Anse) tout comme la côte caraïbe, surtout de Saint-Pierre à Anse Céron. Parmi les randonnées les plus réputées celles menant de Grand-Rivière au Prêcheur et à la montagne Pelée séduisent tout particulièrement les amateurs. Enfin, dans un autre style, les combats de coqs sont fort prisés des Martiniquais. Renseignez-vous auprès du syndicat d'initiative le plus proche pour trouver l'adresse du pitt (arène) et la date des combats. Les droits d'entrée sont en général de 8 euros.
Comptez une fourchette de 10 et 18 euros pour un repas dans un restaurant. Le prix d'une chambre varie entre 50 minimum et entre 100 et 190 euros pour une chambre tout confort. Dans la plupart des hôtels la basse saison dure du 14 avril au 14 décembre et la haute saison du 15 décembre au 14 avril. Quelques hôtels pratiquent des prix intermédiaires au printemps et à l'automne. Quand un seul tarif est indiqué, il s'agit de prix hors saison. Une réduction de 15 à 30% peut être alors appliquée en basse saison. Attention, en pleine saison, les possibilités de choix sont limitées. On peut aussi choisir l'une des options suivantes : bungalow (comptez de 225 et 300 euros la semaine), locations meublées (à partir de 225 euros la semaine) ou gîte (150 euros la semaine pour deux personnes en haute saison).
Il est d'usage de laisser un pourboire de 10 à 15 % de l'addition. En basse-saison, n'hésitez pas à négocier les prix, surtout pour l'hébergement et les locations de voiture.
La période de l'année la plus agréable s'étale de la mi-décembre à la mi-avril. Vient ensuite la basse saison, intéressante au niveau des tarifs, mais la météo est moins agréable (temps plus lourd).
département d'outre mer français Anse Noire et Anse Dufour Séparées par un promontoire rocheux, ces deux anses offrent deux très belles plages de sable noir très peu fréquentées. Ce sable, qui doit sa couleur à son origine volcanique, ne réfléchit pas les rayons du soleil et peut devenir aussi accueillant qu'un tapis de charbons ardents. Heureusement, la plage de l'Anse Noire est suffisamment encaissée pour y passer une bonne partie de la journée à l'ombre. Ces plages représentent par ailleurs des lieux très appréciés par les amateurs de plongée libre. Plus loin, Grande-Anse, est une autre belle plage offrant un superbe panorama. Bordée d'embarcations aux coloris éclatants, elle offre également d'excellents sites de plongée libre. En continuant la route côtière au sud de Grande-Anse, on découvre au détour d'un virage, le rocher du Diamant. Haut de 176 m , il est un îlot volcanique situé au large de la pointe sud-ouest de la Martinique. Ce joyau est le paradis des plongeurs et des oiseaux marins.
Chef-lieu de la Martinique, Fort-de-France est l'agglomération la plus importante des Antilles françaises (150 000 habitants). La cité devint la capitale économique et culturelle de l'île après l'éruption de la montagne Pelée qui raya Saint-Pierre de la carte en 1902. Construite sur une plaine marécageuse, la ville et son port offrent un cadre animé que vient tempérer La Savane, vaste parc aux arbres centenaires et aux bosquets de bambous. Le parc Floral est un jardin tout aussi agréable. Avec son style néo-byzantin et sa flèche de 57 m de haut, la Cathédrale Saint-Louis, est l'un des sites les plus remarquables de la ville. L'intérieur, aussi lumineux que somptueusement décoré, vaut le détour. Tout aussi admirable par son architecture, la bibliothèque Schloelcher est un superbe édifice, haut en couleur, surmonté d'une coupole byzantine. Oeuvre de l'architecte Henri Pick, la bibliothèque fut construite à Paris pour être présentée à l'Exposition universelle de 1889, puis démontée et transportée par bateau avant d'être remontée sur le site. Les marchés constituent également des lieux tout aussi incontournables. Vous trouverez des hôtels (chambres à partir de 40 €) dans le centre-ville mais également des hébergements à l'extérieur de la ville (hôtels de luxe, gîtes ruraux ou locations de meublés). Pour la restauration, Fort-de-France ne vous laissera certainement pas un souvenir inoubliable. Néanmoins, vous découvrirez toutes sortes d'établissements.
Cet authentique village de pêcheurs, niché au pied des falaises, est resté intact. En toile de fond, au sud, la montagne Pelée, aux contours déchiquetés, s'élève tandis qu'au nord, se découvre un beau panorama sur la Dominique, l'île voisine. La route s'arrête face à la mer, à proximité d'un marché aux poissons, à découvrir tôt le matin, et d'embarcations de pêche aux couleurs vives.
Itinéraire fabuleux qui traverse les luxuriantes régions montagneuses du Nord de l'île et qui serpente de manière vertigineuse. Cette route au coeur de la luxuriante forêt tropicale (hautes fougères arborescentes, anthuriums et épaisses touffes de bambous) permet d'admirer les pitons du Carbet, pics d'origine volcanique couronnant la montagne, et de suivre la voie ouverte au XVIIe siècle par les jésuites. Sur la route, se dresse ainsi notamment l'église de Balada, réplique en miniature de la basilique du Sacré-Coeur de Paris. Plus loin le jardin de Balada est un merveilleux parc botanique composé de multiples allées qui sillonnent parmi une multitude d'essences d'arbres et de fleurs (gingembre, héliconies, bromélies...).
Située sur la côte, à 7 km au sud de la Montagne Pelée, l'ancienne capitale économique de la Martinique, qu'on surnommait à l'époque le "Petit Paris des Antilles", porte encore les stigmates de l'éruption volcanique du 8 mars 1902. Il est fascinant de se promener dans la ville pour découvrir les ruines et notamment celles de l'ancien théâtre. De nombreux murs restés debout furent par ailleurs incorporés aux reconstructions. Au musée Vulcanologique, vous trouverez en détail, l'histoire de l'éruption dévastatrice de la montagne Pelée. Aujourd'hui, Saint-Pierre compte 6 000 habitants, soit un cinquième de la population d'avant l'éruption, qui tua 30 000 habitants. Pour la petite histoire, un seul survivant, Cyparis, fut sauvé grâce aux murs épais du cachot dans lequel il se trouvait emprisonné au moment de l'éruption. Gracié par le nouveau gouverneur, l'homme débuta une nouvelle carrière au cirque Barnum, où il devint l'une des attractions majeures. L'éruption de la montagne Pelée se prolongea durant de longs mois mais Saint-Pierre se repeupla à partir de 1904.
En bordure de mer, dans un cadre ravissant, Sainte-Anne est le village le plus méridional de l'île, à visiter surtout en semaine en raison de l'affluence des visiteurs le week-end. Les environs s'ornent de très belles plages, dont celle remarquable des Salines. Les formations rocheuses qui abondent à proximité en font un lieu privilégié pour la plongée libre. |
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