Carte d'identité du pays Intitulé officiel : département d'Outre-Mer
de la Guadeloupe
PIB : 4,5 milliards de dollars
Visa : pour les Français et les ressortissants
de l'Union européenne, la carte d'identité suffit. Les Suisses,
Canadiens et Américains devront se munir d'un passeport en cours
de validité. Pour les autres nationalités, la réglementation
est la même que celle en vigueur pour entrer en métropole.
Le créole a longtemps été considéré avec mépris comme une simplification de la langue des colons permettant aux maîtres et aux esclaves de communiquer. Aujourd'hui, le créole (ou plutôt les créoles car on en distingue plusieurs) est reconnu comme une langue à part entière. Homme : Nonm
l'euro (EUR) Indicatif téléphonique + 590 Histoire Jusqu'à 650 - Installation des communautés
villageoises du delta de l'Orénoque. Géographie Baignée à l'ouest par la mer des Antilles et à l'est par l'océan Atlantique, la Guadeloupe fait partie d'un archipel qui compte deux îles principales, Basse-Terre et Grande-Terre, séparées par un étroit chenal, la rivière Salée, et six autres îles : Marie-Galante, Saint-Martin (partie française), Désirade, Saint-Barthémély, les Saintes et Petite-Terre. Si à Grande-Terre s'étire un paysage de plaines sèches dominées par des collines peu élevés (les "mornes"), la Basse-Terre est au contraire une île montagneuse, accidentée, dominée par le volcan de la Soufrière (1 467 m), encore en activité. Culture Pas d'impairs! Si vous êtes invité, demandez toujours à la maîtresse de maison ce que vous pouvez apporter. Lorsque vous entrez dans un restaurant ou un commerce, n'oubliez pas de dire bonjour à la cantonade. Souvenez vous aussi que dès midi passé d'une minute, c'est par "bonsoir" que l'on se salue !
Aimé Césaire, poète martiniquais de renom international, auteur de théâtre et maire de Fort-de-France, est une figure incontournable des Antilles. Ami de Léopold Sédar Senghor, chantre de la négritude, son influence littéraire et politique est restée intacte. Aujourd'hui, la création littéraire antillaise, essentiellement romanesque et fière de sa "créolité" n'a rien perdu de sa vitalité. La renommée internationale d'auteurs comme Maryse Condé, Raphaël Confiant ou Patrick Chamoiseau en témoigne. Né dans les années 70, le cinéma antillais puise lui aussi ses inspirations dans une recherche d'identité et dans une référence constante aux racines africaines. Avec le très populaire Coco la fleur du candidat, Christian Lara ouvre la voie au cinéma d'auteur, l'identité créole s'exprimant avec force et talent dans des films comme celui de Euzhan Palcy, Rue Case-Nègres, Lion d'argent à la Mostra de Venise en 1983. Quant au patrimoine musical, il est fécond et tire ses origines de la musique traditionnelle et des percussions africaines. Biguine, reggae, zouk rivalisent avec le gwoka, musique traditionnelle de la Guadeloupe dont l'instrument, le ka (tambour en peau de chèvre), représente le symbole des indépendantistes.
La cuisine des Antilles est le reflet du brassage des cultures européenne, africaine et indienne, mélange qui donne à la cuisine créole ses lettres de noblesse. Acras, achards (légumes marinés servis en hors-d'oeuvre), lambis, patates douces, fruits à pain, colombo de cabri ou de cochon... seront de tous vos menus. Libre à vous de les accompagner de jus frais de goyave ou de prunes de cythère ou encore de maracudja (fruit de la passion). Reste que le rhum est la vedette incontestée des boissons antillaises et que le planteur (cocktail à base de rhum vieux, de jus de fruits, de muscade et de cannelle), une bonne introduction à tout tête-à-tête ou rendez-vous entre amis.
Le catholicisme est la religion la plus répandue et la ferveur avec laquelle les Antillais pratiquent le culte est une exception dans le paysage religieux français. A la Guadeloupe, l'hindouisme tient aussi une certaine importance dans le sentiment religieux. L'île compte ainsi une centaine de lieux de culte.
Le 1er janvier, fête de Sainte Bernadette, patronne des Grands Fonds à Sainte-Anne. En février ou mars, le Carnaval : cette grande fête colorée se déroule entre le week-end et le mercredi des Cendres avec, ce jour là, un grand défilé en noir et blanc représentant l'incinération et les funérailles de Vaval, le roi du carnaval. Le 27 mai, fête de l'abolition de l'esclavage. En juillet et août, Festival Guadeloupe dans toute l'île (fêtes folkloriques, expositions, concerts...). Du 1er au 10 août, tour cycliste de la Guadeloupe. Début août, à Pointe-à-Pitre, fête des Cuisinières : des femmes en costume local et portant des paniers de nourriture créole, défilent dans les rues, avant le banquet et le bal. Le 2 novembre, fête de Sainte Cécile, patronne des musiciens, avec concerts sur les places et dans les églises. En décembre, fête des Quartiers à Pointe-à-Pitre (concerts, bals...).
La traversée de la mangrove de la Guadeloupéenne
Maryse Condé est un portrait de la société guadeloupéenne
actuelle à travers ses tensions et ses conflits.
Avec une température moyenne de 25°C toute l'année, la Guadeloupe offre tous les plaisirs des tropiques, malgré une humidité élevée tempérée par les alizés. A la saison sèche (de décembre à avril-mai), les températures sont en moyenne de 23°C. A la saison humide (de mai-juin à novembre), elles peuvent atteindre 27°C durant les mois les plus chauds que sont juillet et août. Capricieuses et irrégulières, les pluies sont aussi violentes que soudaines. Quant aux cyclones, leur saison court en général de juin à novembre.
Des marais à mangrove à la forêt d'altitude, la végétation est relativement diversifiée et compte de multiples espèces : acacia, gommier blanc, gommier rouge, acajou, palissandre, palétuvier... Si Basse-Terre est couverte d'arbres tropicaux à bois durs (gommiers et châtaigniers) et de forêts de fougères, la brousse sèche prédomine à Grande-Terre. Mais, de manière générale, sur les côtes basses du littoral, végétation de plage ou paysage de mangrove rivalisent. Sur les côtes accidentées, les frangipaniers s'arriment. Quant aux fleurs des Antilles, sauvages ou cultivées, hibiscus, balisier... ou jasmin-bois, elles sont de toute beauté et embaument les lieux d'un doux parfum suave. En revanche, la faune est relativement rare. Parmi les animaux les plus répandus , à noter les mangoustes, les ratons laveurs (ou racoon, le symbole officiel du parc national de la Guadeloupe) et les iguanes. Chez les oiseaux, colibris (ou oiseaux-mouches), hérons, pélicans bruns, frégates et pics noirs prédominent. Dans l'eau, barracudas, requins bleus, dormeurs et marteaux, marlins et espadons se partagent les fonds sous-marins tandis que près des côtes, dauphins et marsouins font partie du paysage. Comment s'y rendre ? Sachant que plus de 80% des touristes viennent de la métropole, la plupart des avions vers la Guadeloupe partent de France. Les tarifs varient fortement en fonction des saisons et des périodes de vacances. Comptez 8 heures de vol entre Paris et Pointe-à-Pitre. Air France et Nouvelles Frontières assurent des liaisons quotidiennes entre la métropole et la Guadeloupe.
L'aéroport du Raizet se situe au nord de Pointe-à-Pitre, à trois kilomètres du centre-ville. Un bus de l'aéroport dessert Pointe-à-Pitre, en semaine jusqu'à 19h. La voiture reste le meilleur moyen pour se déplacer dans l'île. L'ensemble du réseau routier est bien entretenu et la plupart des loueurs possèdent un bureau à l'aéroport. Les transports en commun sont essentiellement assurés par des compagnies privées qui décident de leurs jours et de leurs horaires de travail. Les bus au départ de Pointe-à-Pitre pour Gosier, Sainte-Anne et, dans une moindre mesure pour Saint-François sont parmi les plus réguliers et surtout les plus fréquents. Pour les autres destinations, dont celles sur la Basse-Terre, les liaisons sont moins fréquentes. De nombreuses compagnies maritimes assurent tous les jours des liaisons Pointe-à-Pitre/Marie-Galante (durée de la traversée : 90 minutes) et Pointe-à-Pitre/Les Saintes (comptez 1 heure 20 pour la traversée). La Désirade est accessible en bateau depuis Saint-François (comptez 45 minutes). Ces îles sont également desservies par avion. Des compagnies assurent la location de bateaux, avec ou sans équipage. Il est aussi possible de réserver une excursion de quelques jours à bord d'un grand voilier. Activités Pour les plages, vous n'aurez que l'embarras du choix. Sur la côte Nord-Est de Grande-Terre s'étirent ainsi de somptueuses étendues comme à l'Anse-Maurice ou à la Porte d'Enfer. Sur la Basse-Terre, les plus belles plages se trouvent sur la côte nord. Pour le surf, le Moule, Port-Louis et Anse Bertrand offrent de bonnes opportunités d'octobre à mai. En été, les vagues sont optimales à Saint-Anne, Saint-François et Petit Havre. La planche à voile se pratique dans les lagons, notamment sur la côte sud de Grande-Terre. Enfin, Sainte-Anne et Saint-François sont bien équipés pour pratiquer la voile. La Guadeloupe constitue pour de nombreux plongeurs le premier contact avec les eaux tropicales. Karukera, ou "l'île aux belles eaux", comme l'appelaient les Indiens, réunit en effet les conditions optimales pour s'adonner à la plongée ou à la découverte des fonds avec simplement des palmes, un masque et un tuba. Les sites se comptent par dizaines et ne réduisent pas qu'aux seuls secteurs de Malendure ou de Deshaies. Certaines zones, comme celle au sud de Bouillante, restent encore sauvages. Les amateurs de randonnées, débutants comme confirmés, trouveront également dans l'île des sentiers magnifiques traversant la forêt vierge et de véritables jardins botaniques. Le fameux GR1®, réservé aux marcheurs endurcis, traverse ainsi la Basse-Terre de part en part. Les chutes du Carbet représentent, de leur côté, un but de promenade facile, certes très fréquentée mais réalisable un 1 heure aller-retour.
Prix moyen d'une chambre : de 26 à 50 euros minimum, et de 52 à 112 euros pour une chambre tout confort. Prix moyen d'un repas dans un restaurant : de 10 à 18 euros.
Il est d'usage de laisser un pourboire de 10 à 15% de l'addition. En basse saison, n'hésitez pas à négocier les prix, surtout pour l'hébergement et la location de voitures.
Si vous pouvez choisir, n'hésitez pas une seconde et partez entre le 15 décembre et le 15 avril. Vient ensuite la basse saison, plus agréable surtout pour les tarifs, mais les alizés sont moins fréquents et le ciel, plus lourd et oppressant.
département d'outre mer français La Désirade C'est l'île la moins visitée de l'archipel guadeloupéen. Pourtant, sa côte nord inhabitée, rocheuse et fouettée par les vagues, son paysage désertique et ses plages de la côte sud offrent un cadre idyllique. Bien qu'un peu ventée, les étendues de sable blanc de la Grande Anse, du Souffleur et de la Baie-Mahault représentent des aires de farniente ou de pique-nique bien agréables. Une heure de marche suffit pour grimper à Grande Montagne par le Chemin de Croix et avoir un aperçu de l'île. A noter qu'au nord de l'île se trouve l'une des fosses marines les plus profondes du monde.
Les plus belles étendues de sable fin se trouvent ici, sur cette île située à 25 km de la Guadeloupe. Plages désertes et superbes paysages de campagne sont de véritables petits bonheurs. Au sud de l'île s'étend notamment la belle plage de La Feuillère suivie, à deux kilomètres, de la plage de Petite Anse tout aussi paradisiaque. Capesterre sur la côte sud-est, est un village adossé aux collines dont le panorama sur l'horizon est à couper le souffle.
Plus grande municipalité de l'île, la petite ville se parcourt facilement à pied. Pointre-à-Pitre est délimitée au nord par deux boulevards et à l'ouest et au sud par le port et l'océan. Son centre névralgique est la place de la Victoire, grand espace vert planté de hauts palmiers, bordé de cafés, de manguiers et de la sous-préfecture. La meilleure façon de découvrir Pointe-à-Pitre c'est de faire le tour de ses marchés. Commencez par celui de Mam Reo (venir tôt le matin et faire attention aux photos volées...), poursuivez par le marché de la Darse (préférez un jour de semaine) et le marché couvert (épices, poupées créoles et punchs artisanaux). Le musée Saint-John-Perse demande une attention particulière. Situé dans une belle maison coloniale, il présente la vie et l'oeuvre du poète. Pointe-à-Pitre n'est pas le lieu idéal pour se loger en Guadeloupe, car le choix est réduit. Il est plus judicieux de monter dans un autobus pour aller dormir à Gosier, à environ 10 minutes du centre-ville. Pour vous restaurer, rendez-vous sur la place de la Victoire pour savourer un plat du jour local (court-bouillon de daurade accompagné de haricots rouges par exemple !). Le parc national de la Guadeloupe est à découvrir en empruntant le sentier qui mène à la Soufrière avec, pour introduction à la balade, une forêt paradisiaque, des ruisseaux, des bananeraies... La marche pour rejoindre le sommet, sulfureux et lunaire, du volcan dure deux bonnes heures. Du sommet, le panorama sur l'île est superbe mais les vents peuvent atteindre 100 km/h ! Avant d'entamer l'ascension, n'oubliez pas de visiter la Maison du Volcan : l'exposition permanente consacrée à la volcanologie et aux éruptions de la Soufrière et de la montagne Pelée est une vraie réussite pédagogique. La plage de Grande-Anse est située à Basse-Terre, au nord du joli petit port de Deshaies, c'est certainement l'une des plus jolies plages de l'île. Encadrée à ses deux extrémités par de belles collines et bordée par la forêt, elle déroule sur toute sa longueur des tertres de sable ocre. Peu de monde la fréquente durant la semaine et de nombreuses gargotes peuvent combler les petits creux. Camping interdit et parking ombragé.
C'est la plus grande des îles qui composent l'archipel des Saintes. Son paysage saisissant, composé de hautes collines et de baies profondes, et ses magnifiques criques abritées en font un havre de paix plein de charme. Si vous ne craignez pas de grimper, vous pouvez faire le tour de l'île à pied. Le Bourg est un charmant village, aux rues étroites bordées de maisons typiques. Au nord de Bourg, à 1,5 km, le fort Napoléon se dresse intact et le jardin de cactus qui l'entoure semble être le site préféré des iguanes. Terre-de-Haut est pittoresque et nonchalante. Même si les restaurants et les hébergements sont nombreux, la plupart des îliens vivent encore de la pêche. Vous les verrez racommoder leurs filets sur le front de mer, près de leurs saintoises, embarcations en bois de poirier local alignées le long du rivage. |
||||||||||||||||||||||||