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Emmanuelle Eriale, étudiante calédonienne et bénévole
au Club International des Jeunes à Paris

Emmanuelle Eriale, étudiante et bénévole

Aujourd’hui c’est Emmanuelle Eriale qui nous parle de son expérience au sein du Club International des Jeunes à Paris. Venue en France de la Nouvelle Calédonie il y a 4 ans, Emmanuelle s’est retrouvée toute seule à Toulouse où elle faisait ses études à la faculté des Lettres Modernes. Deux ans après, ayant toujours le goût de contact et l’ouverture d’esprit vers les autres cultures, elle découvre le Club International, où elle effectue son stage. Après elle devient bénévole afin d’encadrer les jeunes lors des visites et des excursions.

 

Quel est ton parcours en France et particulièrement sur Paris?

Je suis arrivée en France il y a 4 ans, et il y a 2 ans que je suis sur Paris. Je me rappelle ma première impression – j’étais toute seule, je ne connaissais personne, je n’ai pas réussi à me faire d’amis à la fac et pour moi c’était vraiment une année très difficile. Ensuite j’ai été prise en Master « Médiation culturelle » et on m’a demandé de faire un stage, donc, j’ai cherché parmi les associations et ainsi je suis tombée sur le Club International des Jeunes à Paris. J’ai envoyé un mail sans grand espoir de réponse et en moins d’une semaine, le Président Alain Homsi m’a appelée pour me proposer un entretien.

Tes impressions par rapport à Paris après Toulouse ?

Il faut savoir qu’à la base je ne voulais même pas aller à Toulouse. Je trouvais que c’était une trop grande ville par rapport à ma ville d’origine en Nouvelle Calédonie. Alors, quand je suis venue à Paris, pour moi c’était une ville immense et grise, après Toulouse, la « ville rose », je n’ai pas trop aimé le style haussmannien. C’est après que j’ai découvert les endroits sympas sur Paris : Saint-Michel, Montmartre, Notre-Dame…

En termes d’activités proposées aux étudiants à Paris, étais-tu impressionnée par l’ampleur de choix ?

Oui, je trouvais qu’il y a vraiment beaucoup d’activités. Il faut dire que je préfère les musées, c’est ma spécialité. J’avais un vrai souci par rapport aux choix à faire. En tant que Calédonienne, j’ai une vraie passion pour le musée Branly. En même temps je n’aime pas faire des visites toute seule. C’était bien dommage surtout parce que l’accès aux collections est souvent gratuit pour les étudiants européens.

Lors de ton stage chez le Club, as-tu participé à plusieurs activités ?

En fait, j’étais très intéressée par les activités et en quelque sorte c’était frustrant de gérer un programme, d’organiser les activités et ne pas y assister. Finalement, j’ai commencé à m’investir par une participation plus active et par l’encadrement de certaines activités. J’étais toujours partante pour faire des visites, c’est un vrai contact avec les gens du Club qui m’a donné envie de devenir bénévole. Je trouve que le bénévolat au sein du Club donne la possibilité d’aller vers les autres cultures, ainsi que vers la culture française.

Parle-nous de l’évènement que tu as aimé le plus lors de ton stage ?

Sans aucun doute c’était la soirée Découverte Pays qui était consacrée à mon pays d’origine – la Nouvelle Calédonie. En fait, j’essaie toujours de mettre en valeur la Nouvelle Calédonie qui est une île française, mais qui n’est pas toujours connue. Elle a gardé son originalité culturelle et ses traditions. Je préparais cet évènement pendant les 3 mois de mon stage et je m’occupais de tout : des relations avec les partenaires, les prestataires et les bénévoles. On a décoré la salle avec des images de ce pays merveilleux et des colliers de coquillages, un quizz a été organisé avec des lots à gagner. De plus, on a fait venir deux jeunes Calédoniens pour raconter des contes en drehu, une des 28 langues vernaculaires en Nouvelle-Calédonie en plus du français. Donc, une personne originaire de Lfou racontait des contes et une autre personne assurait la traduction immédiate. Finalement, le clou de la soirée c’était la cuisine calédonienne. On avait préparé une salade de poisson fraîche avec du lait de coco, garnie de légumes, servie avec du riz. Comme desserts, on a eu des tartes à la banane et au kiwi. Finalement, c’était une soirée qui a fait rêver tout le monde. .

 

Pourquoi as-tu décidé de continuer ton parcours associatif en tant que bénévole ?

Je voulais pouvoir participer aux activités et voir un autre côté de ce travail. Je trouve que c’est beaucoup plus gratifiant car on voit le résultat de nos efforts. De plus, je voudrais avoir une vie associative en dehors de ma vie professionnelle. C’est aussi une stimulation intellectuelle de préparer les visites ou d’anticiper les attentes des autres.

Ce weekend t’as eu la première expérience en tant que bénévole: tu as encadré une visite aux Châteaux de la Loire. Quelles sont tes impressions ?

A vrai dire, au départ j’ai eu peur, je me disais que je suis très jeune (je n’ai même pas 22 ans), et les participants étaient plus âgés que moi. La majorité avait plus de 28-30 ans. Mais j’ai bien apprécié l’organisation de l’excursion. J’étais avec Julien, un autre bénévole qui m’a beaucoup aidé. La première journée de l’excursion, il a pris les décisions, il m’a orienté, il m’a donné des conseils. Lors de ce séjour, j’étais toujours en contact avec les participants et j’ai eu même la possibilité de faire une excursion et en anglais, et en français. C’était une expérience particulièrement enrichissante, et finalement, je suis absolument satisfaite : j’ai rencontré des gens incroyables, avec des parcours incroyables. Je reste impressionnée par leur volonté et l’envie de découverte.

Pour toi, c’était plutôt la culture française qui te fascinait ou le milieu interculturel du Club ?

Au début c’était plutôt le côté international. Un peu après, je me suis rendue compte de l’obligation d’approfondir ma connaissance de la France et de la culture française afin de pouvoir les montrer aux membres du Club. Et en tant que Française, c’était intéressant d’explorer la culture française d’une autre manière.

Quels sont tes projets à venir ?

Pour l’instant j’ai décidé de travailler encore quelques années sur Paris toujours dans le domaine de la culture tout en gardant la spécificité de l’Océanie pour continuer à promouvoir la Nouvelle Calédonie en France. D’autre côté, le travail associatif reste aussi une des priorités.

Quels sont tes conseils aux étudiants étrangers qui viennent à Paris et aux Français qui hésitent à s’inscrire au Club ?

En ce qui concerne les Français, le Club leur permet de découvrir les autres cultures, les autres manières de vivre et de redécouvrir la culture française. Pour les étudiants étrangers, j’ai envie de leur dire : avant même de venir, envoyez un mail au Club International, nous vous répondrons avec plaisir, même si votre question ne concerne pas directement les activités du Club. Nous essayons de rester à l’écoute de tous. Mais le conseil le plus général et le plus important en même temps : ne restez pas enfermé chez vous, sortez de votre coquille ! Cela vous permettra de mieux vous intégrer, de se faire d’amis et d’améliorer votre français.

 


Propos recueillis par Katrina Ryzhakova







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